Le miracle n'a pas eu lieu, hier soir à Guingamp. La victoire française, attendue et finalement généreuse (5-0), la première défaite par plus de deux buts d'écart pour les Iles Féroé dans ces éliminatoires, n'a pas suffi à prolonger l'espoir d'une qualification directe. Pendant qu'elle s'imposait dans un stade du Roudourou épatant de ferveur, à des miliers de kilomètres de là, la Serbie passait elle aussi 5 buts aux Roumains. Et validait d'une main sûre son billet pour la première Coupe du monde de son histoire.
Pour punition de leurs errements, les Français devront donc en passer par les barrages les 14 et 18 novembre. Un exercice inconnu pour eux, a priori pas insurmontable vu le tableau qui se profile (Eire, Bosnie, Slovénie ou Ukraine), à condition de s'y présenter en costauds. Il faudra des nerfs pour supporter la pression qui va monter très vite et très haut pendant le mois à venir. Sans enjeu, la réception de l'Autriche, mercredi au Stade de France, servira de préparation pour cette double confrontation au couteau.
Vainqueurs d'une Autriche complaisante à l'issue d'une aimable rencontre, les Bleus ont poursuivi l'élan qui doit les porter jusqu'en Afrique du Sud, en passant par les barrages. Bien sûr, ce sera une tout autre paire de manches dans un mois - contre la Bosnie, Eire, Slovénie ou Ukraine - pour sortir de la tranchée des 14 et 18 novembre mais c'est toujours bon à prendre.
